( 20 septembre, 2010 )

 

 


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J’ai souvenance d’un pays
Eclaté de lumière à irradier mes yeux…
D’un pays où la brume matinale
Nimbait le paysage
Tel un voile céleste… 
Où chantaient les voix d’un Ailleurs
Que j’avais du quitter
Pour m’incarner en homme…
Je venais de si loin
De si loin…

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Tableau de Wojtek Siudmak


Il m’avait tant coûté d’en partir…
Je connaissais à l’avance mon destin terrestre
Tracé d’un doigt funeste
Par des hommes immoraux…
Aimé des plus petits
Détesté des plus grands
Et tant de sourds, tant d’aveugles
Tant de gens ignorants
Qui resteraient fermés à mon Enseignement
Et ne perceraient pas
Le lumineux mystère enfoui
Dans le coeur de mes Paraboles…

jesus_a007J’ai souvenance d’un pays
A la chaleur torride
Où mes pas me portaient
Sur les chemins poudreux…
D’un pays
A l’atmosphère suffocante
Quand la foule m’attendait sur les bords du Jourdain…

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Tant de désespérés
Tant de coeurs en souffrance
Tant de maux à soigner
Et moi seul… si seul… si seul
A prêcher dans le vent
A n’être devenu qu’un faiseur de miracles
Un guérisseur de corps
Alors que j’étais panseur d’âmes…
Mais comment leur dire
Qu’ils possédaient la clef de la délivrance
Tout au fond d’eux-mêmes ?
Comment leur expliquer
Que la chair périssable n’est que superficielle ?
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J’ai souvenance d’un pays
Où les flammes dansaient dans le regard des femmes
Où leurs yeux s’accrochaient quelquefois
Si lumineux, aux miens
Où se dessinait un possible bonheur…

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J’aurais pu choisir un autre fardeau…
J’aurai pu, moi aussi, avoir une compagne
Et déposer ma vie
Dans le creux de ses mains…
Rien ne fut facile à l’humain que j’étais
Non rien…
Il m’a fallu du temps
Pour emprunter la Voie
Du sage nazaréen…
Alors j’ai pris la route glacée de l’exil
Il me fallait connaître solitude, froid et faim
Pour sonder mon courage
Et affermir ma foi.

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Partir dans le désert
Quarante jours quarante nuits
Seul avec moi-même…
Et puis dans une grotte
Quelques figues séchées
Le filet d’une source…
Et l’extase bleutée
Pour mon âme exaltée
Fusant dans les étoiles
Guettant la divine réponse

M’accordes-Tu le droit
De vivre comme un homme
Où n’ai-je que le choix
De mourir sur la Croix ?
Dis moi Père… oh dis moi…

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J’ai souvenance d’un pays
Où le cri des agneaux s’échappaient hors du temple
A m’arracher des larmes…
Où le sang versé des béliers sacrifiés
N’enlevait pas le mal
Des infirmes se traînant
Et des lépreux rampant
Dans les ruelles borgnes
Des quartiers mal famés de Jérusalem…
Oh Jérusalem… Jérusalem…
Toi qui tues les innocents
Et lapides les prophètes…
J’ai compris en te voyant
Le mal qui te minait
Mais tu le préférais
Au bien que j’apportais…

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J’ai souvenance d’un pays
Où les puissants priaient en se vautrant dans l’or
Tuaient des animaux pour tuer leur conscience
Appliquaient une loi cruelle
Qui n’était pas la Loi Originelle….
Mais ignorait la misère du Peuple.
Qui était ce dieu en qui ils croyaient ?
Qui était ce Yahvé barbare et sanguinaire
Se repaissant de crimes ?
Etait-ce vraiment ce que vous nommez Dieu ?

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Tableau de Mark Harrison

Le dieu de Moïse était-il donc si différent du mien ?
Ou bien… avait-ON trahi sa parole ?
Ou bien… les Imposteurs l’avaient-ils confondu
Avec une de leurs idoles
Rapportée du pays égyptien ?

J’ai souvenance d’un pays
Où mes mains se tendaient pour alléger la peine
D’un pays égaré dans de fausses croyances
Que j’ai voulu éclairer de mon Enseignement…
Remplacer la veangeance par l’Amour
Agir au lieu de faire des discours
Mais les princes du Sacerdoce
Ne voulaient pas donner la Vérité aux hommes…

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Ils préféraient asservir le Peuple
Sous le joug de l’ignorance
Le laisser porter seul
Le fardeau des souffrances…
Ils préféraient la Loi du tallion
A celle du Pardon
Et juger l’Innocent pour masquer l’Imposture
Et tuer la Lumière pour que vive le Mensonge.

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J’ai souvenance d’un pays
Où grondait le tonnerre…. certain soir…
D’un dernier repas entre amis
Etrange scène que cette Cène
Et eux, tous là autour de moi
Ne comprenant pas le sens de mon message
De Pierre le naïf à Jean le bien-aimé…

Tenez… prenez mes frères
Ce pain que je vous donne…

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Et souvenez-vous de moi
Lorsque je ne serai plus là
Car il faut que je parte…
Tenez… buvez mes frères

Le bon vin de la treille…
Vous avez la meilleure part
Je garde pour moi le calice amer
Qu’il me faudra vider jusqu’à la lie…
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J’ai souvenance d’un pays
Où j’ai prêché dans le désert
Même avec mes disciples…
Ont-ils saisi mon message
Ce soir-là ?
Ont-ils perçu ma souffrance
Et le sens symbolique
Du baiser de Judas à l’Ami trahi

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J’ai souvenance d’un immense chagrin
Dans le jardin de Gethsémani
Seul… si seul…
Les apôtres endormis…

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Oh mon Père… mon Père…
Quelle fut longue la nuit à scruter les étoiles
Pour trouver ta présence dans ce désert glacé…
Seul… si seul… et pas un pour m’aider
 A alléger le  poids de ma souffrance…
Pas un pour partager le lourd sacrifice
Dont tu m’avais chargé…
Et plus le temps passait plus mon coeur se brisait
De tant d’indifférence…
Seul… si seul…. avec ma douleur
 Et les larmes de mon âme
Roulant sur mon visage…

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J’ai souvenance d’un pays
Où les gardiens d’une foi dévoyée
Falsifièrent mes paroles
Et me rendirent coupables d’un seul crime
:
« Aime ton prochain comme toi-même…
Pardonne à la femme infidèle…
Et ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse… »

Coupable d’Amour Universel.
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Coupable d’avoir dit aussi :
« Mon Royaume n’est pas de ce monde. »
Mais comment leur expliquer
Que nous possédons une Âme
Qui vient d’Ailleurs ? Comment ?
Et de quoi avaient-ils donc si peur
Pour me livrer à l’Envahisseur
Afin qu’il m’assassine à leur place ?

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J’ai souvenance d’un pays
Où pour avoir préféré le Peuple aux privilèges
Les princes du sacerdoce me crachèrent au visage…
Me giflèrent, m’insultèrent…
Puis me livrèrent à l’ennemi
Qui, lui se serait contenté de me faire fouetter…

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Et sans doute Ponce Pilate comprit-il mon désarroi
Lorsqu’il me vit seul… si seul…
Comme un agneau au milieu des loups…
Comme l’Innocence au milieu du Mensonge
Humble… si humble au milieu de tant d’arrogance…

« Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » (Jean 18/29)
Je ne trouve aucun crime en lui. » (Jean 18/38)
Qu’ils lui donnèrent comme prétexte :

« Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir,
parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
(Jean 19/7)
Ont-ils si mal compris mon Enseignement
Ou bien ont-ils fait semblant ?

« 
Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs :
Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
(Jean 18/14)
Etais-je donc si dangereux ?
Que craignaient-ils pour en arriver là ?
Qu’avaient ils à cacher ?
Pourquoi ont-ils voulu m’empêcher de parler ?
« Je publierai des choses cachées depuis la création du monde. » Mat.13/34
« …car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert,
ni de secret qui ne doive être connu. »
Mat. 10/26
Un autre après moi viendra et… dira la Vérité…

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J’ai souvenance d’un pays
Où une foule hostile me conspua
Et préféra un certain Barabbas…
Ô Souviens-toi mon Âme, cet étrange vertige…
Revenir au Royaume céleste passait par une étape
Où le Martyre faisait partie du Plan…
Mais la souffrance humaine
Quelle terrible Epreuve…
J’aurais bu le calice jusqu’à la lie.
Impossible d’y échapper.
Seul… si seul jusqu’au bout….

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Mais malgré les cris de haine
Tant de silence au fond de moi
Promesse d’une paix à venir…
Sérénité avant Agonie
 Et la voix de mon Père résonnant

« Vas jusqu’au bout de ton calvaire… mon Fils…
Montre leur le chemin…
Ouvre leur la voie… qu’ils comprennent
Que la rédemption ne s’obtient pas
En immolant des animaux
Mais en se sacrifiant Soi…
C’est le symbole de la Croix… » 

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J’ai souvenance d’un pays
Où planait la tourmente sur la fin du parcours…
D’un pays où la douleur et le sang
Furent ma récompense…
Seul… si seul.. lorsqu’ils me suppliciaient
 Et déjà si proche de la Fin
Quand ils m’ont crucifié…

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 Oh mon Père… mon Père…
Dans l’atroce souffrance
J’ai presque failli douter de ton Amour pour moi…

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si_mal 

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 pere
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pardonne
savent_pas
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pas_compris
venu_ici
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accompli 

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J’ai souvenance d’un pays
 Où plane encore
L’ombre d’une croix…

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Eloï, Eloï, lama sabaqthani …

Le nom Jésus vient de l’araméen “Yehoshuah”, signifiant “Yahvé sauve”. Le terme Christ vient du grec “christos”, lui-même de l’hébreu “mashiakh”, soit “messie”, celui qui a été oint.
Les premiers Apôtres n’emploieront que le terme de Christ. L’Eglise lui associera plus tard le mot de Jésus, rappelant ainsi qu’il était le Messie annoncé par la Bible.

Quelle langue Jésus parlait-il?
Dans les Évangiles, il utilise des expressions araméennes : « Talita qoum » et « Ephphata ». Marie de Magdala s’adresse à lui, en lui disant « Rabbouni ».
Jésus parlait l’araméen. Parlait-il hébreu? Les paroles qu’on lui rapporte au moment de sa mort : « Eloï, Eloï lama sabaqthani » sont également en araméen, et non en hébreu.


Si Jésus parlait araméen, pourquoi les Evangiles ont-ils été écrits en grec? Les Evangiles n’ont pas été écrits en Palestine. L’Évangile de Matthieu aurait été écrit à Antioche de Syrie – la couche finale de l’Évangile de Marc, à Rome – l’Évangile de Luc à Achaïe en Grèce – la couche finale de l’Évangile de Jean, à Éphèse.
Mais les évangélistes ont utilisé, par contre pour les écrire, les Paroles de Jésus qui provenaient de Galilée ainsi que des traditions particulières (traditions orales), qu’ils ont agencées différemment dans chaque Évangile – selon leurs perspectives théologiques et le vécu de leurs communautés.
Certains Évangiles ont même des sources qui leurs sont propres. Ces récits s’adressaient à des gens de langue grecque. Si les Évangiles avaient été maintenus en araméen, les gens n’auraient rien compris et il leur aurait peut-être fallu imiter Esdras, à une autre époque, qui fut obligé de faire comprendre aux gens auxquels il s’adressait « ce qui était lu ».


De plus, l’écriture de ces Évangiles en grec représente également l’ouverture de la révélation à toutes les nations : aux Juifs comme aux païens. Dans le contexte linguistique de l’époque, cela signifie que la Nouvelle Alliance devenait accessible à tous les hommes de l’univers, où tous sont réunis dans le Christ.
Les quatre évangiles auraient été écrits deux ans après la mort de Jésus-Christ, en langue araméenne, la sienne et celle de ses disciples.
L’Eglise considère que les quatre évangiles, reconnus dans le canon de Muratori, vers 200, ont été traduits en grec, mais admet que celui de Mathieu ait été rédigé en araméen ou en hébreu.

L’Académie des Sciences s’est attachée, dans six ouvrages, à montrer que dès avant 37, avant la dispersion des apôtres, les textes de base ont été rassemblés. Ils contenaient les témoignages de Pierre et Jean devant la Sanhédrin, ceux de Marie, et de nombreux disciples.

Ce travail est l’œuvre de Jacques, “frère” de Jésus, chef de l’Eglise de Jérusalem. Le successeur de Jacques, Simon, confie à Mari, évêque de Babylonie, le texte. C’est la base de la “pshytta”, qui constitue, selon les chrétiens, notamment chaldéens, de langue araméenne, établis en Irak, Syrie et Iran essentiellement, les références des évangiles canoniques.
De 37 à 39, les quatre évangiles ont été écrits. Puis les traductions en grec s’étalent de 42 à la fin du 1er siècle, bien avant les “aprocryphes” de Thomas, ou celui attribué à Judas. Depuis Alexandrie de Trojas, Timothée, disciple de Paul, de mère juive et de père grec, a, dit-on, traduit les évangiles en grec. Les évangiles ne sont pas décomposées en “versets”, comme la tradition, mais en “perles”, c’est-à-dire en courts récits, se rassemblant eux-mêmes en 17 “colliers”.
Ainsi, l’évangile de Marc -inspiré par Pierre- et de Jean – sont constitués chacune de 50 perles, dont 25 communes, et 25 spécifiques. Jean, plus jeune que Pierre, n’a fait que “compléter” son aîné. Pierre a donné le rituel, et Jean la théologie. De très nombreux éléments de la vie du Christ sont absents chez Jean. Sur le choix des disciples, les miracles, l’eucharistie, la passion, la résurrection, les deux évangiles se lisent comme un tout. Par exemple, Marc relate le rituel de la Pâque. Mais c’est chez Jean que l’on trouve l’annonce de la présence réelle dans l’eucharistie.

Une récente découverte : le frère de Jésus.
Quelques mots en araméen, langue du Christ, auraient été retrouvés inscrits sur le côté d’un ossuaire vide, une inscription en écriture judéo-araméenne de vingt lettres, incisée sur l’une des deux longues parois extérieures.
On y lit : Ya‘aqob bar Yoseph akhouy diYeshou‘a, soit « Jacob, ou Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus ».

Serait-ce la première trace archéologique de Jésus ?
Jésus aurait donc vraiment un frère, celui dont parle le Nouveau Testament ? A priori, cet ossuaire n’est pas une contrefaçon. Mais à l’époque de Jésus, il y avait peu de prénoms différents et cette inscription ne concernerait peut-être pas Jésus de Nazareth, le Christ pour les chrétiens. En tenant compte du nombre d’habitants à Jérusalem qui, selon la fourchette haute, était de 80 000 personnes, et de l’onomastique de l’époque, on arrive à la conclusion qu’il ne pouvait pas y avoir plus d’une vingtaine de Jacques, ayant à la fois pour père un Joseph et pour frère un Jésus. Sur les quelque 2 000 à 3 000 ossuaires répertoriés, on ne connaît qu’un seul autre cas où il soit fait mention d’un frère. Il faut une raison spéciale pour qu’on le nomme. C’est cette coïncidence intéressante qui rend très probable l’identification de Jacques et, dans un deuxième temps, de Jésus
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